Comment as-tu connu la MOCF et depuis quand es-tu engagé avec elle ?

C’était en 1985, j’étais agent de manœuvre à l’époque et j’avais 25 ans. J’ai connu sur mon lieu de travail Yves DELGRANGE qui était conducteur de locotracteur et bénévole de la MOCF. Il a pu me transmettre toute sa motivation ! Orphelin à l’âge de 7 ans et pupille de la MOCF, il a pu m’en dire plus sur l’organisme, et j’ai adhéré. J’étais réceptif aux arguments énoncés pour rejoindre la MOCF car je suis orphelin de père depuis l’âge de 13 ans. De plus, j’avais pu travailler à l’UAP (Union des Assurances de Paris) dans le domaine de la prévoyance.

Quelle a été la suite, quelles ont été tes premières actions pour la MOCF ?

C’est très simple : lors du pot de départ de l’ancien Président de la section, j’ai reçu un carton avec des agendas à vendre ! C’est bizarre dit comme ça, mais c’était ma première tâche pour la MOCF. Et ce qui m’a rendu véritablement bénévole ! Par la suite, en 1986, je suis devenu Président de la section de Béthune. Pendant 5 ans, et ce jusqu’en 1991, je vendais les agendas de la MOCF et réalisais la comptabilité pour le siège. J’étais un peu isolé, mais 1991 était l’année du centenaire de l’organisme. Lors de ses 100 ans, la MOCF a invité les bénévoles au Château de Montvillargenne à Chantilly. Cet événement était mis en place pour les remercier. Cela m’a permis de faire de nouvelles rencontres en plus de découvrir les membres du siège de la MOCF. Cela a pu me motiver et j’ai pu constituer en rentrant chez moi une équipe dont Brigitte Astorgues fait toujours partie car elle est depuis 2018 devenue la Présidente de la section.

“J’étais réceptif aux arguments énoncés pour rejoindre la MOCF puisque je suis orphelin de père depuis l’âge de 13 ans.”

Que représente pour toi la MOCF ?

Déjà il faut noter le fait que j’ai tout pris à cœur : j’ai mené ma famille, mes amis dans cet organisme et cette aventure, je veux donner ce que je n’ai pas pu avoir en tant qu’orphelin aux jeunes endeuillés. Pour moi, la MOCF c’est surtout un esprit de famille avec les bénévoles qui font perdurer son action. Je me la présente comme cela personnellement du fait que la personne qui m’a fait adhérer en 1985 représentait à mes yeux la MOCF.

Yves DELGRANGE – bénévole et ancien pupille de la MOCF

Quelles valeurs penses-tu qu’un bénévole de la MOCF doit posséder ?

L’engagement vis-à-vis de la MOCF, la solidarité pour la cause qui est défendue, et le respect des adhérents pour l’organisme.

Quel est ton plus beau souvenir en tant que bénévole ?

Sûrement le premier courrier d’une maman d’une pupille qui me remerciait d’avoir proposé sa fille pour une remise de prix. C’était le reflet de l’action qu’on cherche à porter : venir en aide aux familles et aux orphelins.

“Pour moi, la MOCF c’est surtout un esprit de famille avec les bénévoles qui font perdurer son action.”

Quel est ton avis sur l’aide aux orphelins ?

L’aide aux orphelins reste pour moi d’ordre financier et moral. Nous apportons les deux, le soutien financier avec les prestations, et le soutien moral avec les actions des bénévoles. Par exemple, notre section de Béthune emmenait les pupilles à une séance de cinéma suivi d’un goûter dans un restaurant. C’était surtout dans le but de connaître mieux les pupilles, de pouvoir faire en sorte qu’ils se parlent, de pouvoir aussi échanger avec les parents, sur leur situation…

As-tu un petit mot pour encourager les bénévoles de la MOCF ainsi que les nouvelles personnes qui désirent s’engager ?

Il faut croire à ce que l’on fait, à l’importance de nos actions pour les orphelins, à l’impact que l’on a sur notre champ d’action. Il est nécessaire d’être persévérant. De plus, grâce à la MOCF, on peut vivre de beaux moments de partages, de visites inoubliables, de rencontres, de contacts !